Juste avant le rush de Noel, les opportunites d'emploi en restauration etaient telles qu'en un apres-midi de distribution de cv on s'est retrouve a choisir entre 3-4 offres.Seb s'est donc improvise chef dans un cafe achalande et Vero, bartender dans un resto-bar a tapas. L'accent australien a ete un defi au debut pour dechiffrer le slang : Bundy and dry (rum local et ginger-ale), cab-sev (cabernet-sauvignon), etc. Mais c'est a Noosa que la culture australienne nous a vraiment penetres. La vie de bord de mer, les marches au parc national peuple de koalas, les bbq entre amis, le surf, les party costumes...
A notre grande surprise, on a reussi a faire rentrer tout l'essentiel de 4 voyageurs dans Bernie. On s'apprete a debuter notre aventure sur la route la plus achalandee de l'Australie : la cote est, de Sydney a Cairns. Annie, Rene, Seb et Vero s'embarquent pour 2 mois de camping a la decouverte des forets d'eucalyptus, des cotes tropicales luxuriantes, des kilometres de plages et bien sur, des animaux sauvages et des insectes plus etonnants les uns que les autres.
Pour la premiere fois sur ce blog, on a la chance d'avoir la collaboration d'un autre auteur. Rene a assidument rempli le carnet de voyage, inspire de nos peripecies et, grace a ses talents de photographe, l'a illustre des images pris sur le vif. On vous invite donc a visiter le blog de Rene pour decouvrir les merveilles cachees de l'Australie et en lire davantage sur ce magnifique voyage qu'on a eu la chance de faire tous les 4 ensemble.
Si le voyage forme la jeunesse, il forge aussi les relations avec les gens qu'on aime. Annie et Rene, votre compagnie a donne une dynamique rafraichissante a notre voyage. On a appris a connaitre votre cote aventurier, taquin et decontract. Des moments memorables comme la tempete qui nous a rapproches au point de partager le lit matrimonial, la peche aux moules et les parties d'allumettes sous la tente arrosees de gin-tonic, font certainement partie de nos highlights. Au plaisir revivre l'experience, dans un plus gros camper ;)
Sacre Bernie!
Et puis la route s'etend a travers les pleines arides et les rares vehicules qu'on croise sont soit d'autres caravaniers, soit des trains routiers. On fait signe de la main pour l'occasion! Tout est cher en Australie mais l'essence dans le outback c'est de la folie : 1.70$ le litre!!! On fait en moyenne 500 km par jour, ce qui devrait nous mener a Sydney en 10 jours.
Les panneaux indiquent des passages de chameaux, d'autruches et de kangourous, mais rien en vue a part ceux ecrases le long de la route. L'eau douce est rare ici et les quelques stations d'essence font payer celle qui coule des robinets. Des citernes sont installees le long de la route pour recueillir les quelques millimetres de pluie qui tombent aux 3 mois.
Perth est une ville moderne sans cachet mais propre et efficace. On a passe 2 semaines dans un guesthouse en attendant de trouver notre campervan. On en profite pour faire la premiere epicerie en 9 mois pour se confronter aux prix astronomiques du Western Australia (18$ le kilo de bananes!!!). C'est plus le meme budget qu'en Asie!
Mike (prononce "Mah-aik" ici), un mecanicien du dimanche mais super efficace, nous a change les freins, l'huile et les pneus et a fignole l'electricite un peu pour nous permettre de prendre la route en un rien de temps et surtout a peu de frais. Allez hop! Direction sud : Margaret River!
Margaret River est une region absolument ravissante avec ses vignobles, ses restos gourmets et le meilleur spot de surf en australie. L'ambiance est relax et voluptueux. De vignoble en vignoble on s'est promene pour deguster les vins locaux. En apres-midi on peut apercevoir les surfers chevronnes dans l'ocean encore froid en cette fin d'hiver.
Pas de doute, si le paradis existe, Margaret River doit en faire parti. Le temps presse, on devra revenir, pour l'instant il y a encore 5000km a franchir pour rejoindre la familia a Sydney dans 15 jours.
On est entré sur Hong Kong par voie terrestre, au crépuscule alors que tous les édifices a logements comme de
longues boites d’allumettes effilées s’illuminaient par centaines. L’autoroute s’avancait a la hauteur du 10e étage. On se serait cru dans le film Trons. Le centre-ville de Kowloon dégage l’atmosphere imposante et fébrile d’un Times Square. Une femme nous a accroché sur le trottoir pour nous proposer une chambre. Au dixième étage d’un immeuble a logement, une chambre minuscule, tres propre nous a servi de gite pour la semaine. Tres cosmopolite, HK est colorée malgré ses airs de grande ville américaine. Les prix aussi nous ont rapproches de la réalité de l’ouest. Le HK dollar a le même taux de change que la Chine mais les prix sont a peu près les mêmes qu’en Amérique du Nord. Le Skyline est exceptionnel et s’étend sur des kilomètres. On est resté ravi de notre visite a HK et on espere pouvoir y revenir bientôt.
Notre avion en direction de l’Australie décollait de Macau. Ancien territoire Portugais remis aux Chinois en 1999 mais conservant sa propre monnaie. Les casinos a thème y poussent tous les 6 mois, attirant de plus en plus les promoteurs occidentaux. Le centre-ville a gardé son héritage architectural portuguais, ce qui, juxtaposé aux casinos, forme un mélange pour le moins… roccoco. On a profité de l’occasion pour déguster leurs spécialités locales : biscuits aux amandes grillés sur charbon de bois, natas et sandwichs au poulet grillé façon portugaise qui étaient succulents. Notre périple asiatique s’est terminé ainsi, sur une note vaporeuse remplie d’images et de saveurs exotiques.
Nous voila enfin a Pekin (ou Beijing, pareil!) a plus de 5000 km de notre point d’entrée en Chine un mois plus tot. Le train est entré en gare vers 8h30am et on avait pratiquement pas fermé l’œil de la nuit. Les arrêts d’autobus de ville étaient bondés de locaux se rendant au boulot et les taxis chargeaient des prix astronomiques. Le bus # 9 s’est arrete a notre arret et on a vite compris comment ça marchait ici : si tu ne pousses pas, tu ne rentres pas. Alors, le sac-a-dos devant on a chargé sur la foule soulevant de terre quelques poids plumes. On était crevé et il n’était pas question d’attendre le prochain.
Le bus s’est arrete a la Place Tian Nanmen, icône de la revolution du peuple, leadée par Mao. On apercoit d’ailleurs un portrait géant de Mao aux couleurs de propagande. Derrière cette place énorme se trouve la cité interdite ou les dynasties ont vecu et dirige le peuple. C’est peut-être a cause des olympiques qui arrivent a grands pas, mais Pékin étaient particulièrement propre, immaculée. De ses quartiers historiques aux ruelles effacées, on s’est passé le mot.
A quelques km de Pékin se trouve La Grande Muraille dans toute sa splendeur. Elle s’étend sur la crête des montagnes comme les pointes sur le dos d’un dragon. On a évité la cohue et joint une excursion au ‘Secret Wall’. Cette section peu visitée de la muraille a gardée tout son cachet et présente bien l’ambiance d’une époque disparue.
Notre plus grande aventure a Beijing reste celle du marchandage. Aterris par hasard dans un centre commercial de copie des grandes marques occidentales et n’ayant pas magasiné depuis plus de 8 mois on était tout a fait disposé a s’y attarder quelques heures, voire quelques jours. Arpentant ses 5 étages, on a mis a l’épreuve ce que les indiens nous avaient montrés : négocier sans merci! Rien de plus amusant que d’obtenir pour une fraction du prix demandé une paire de jeans de parfaite imitation apres l’avoir négocié fermement. Les vendeurs vous font la moue en prétendant perdre de l’argent mais ne restent sans rancune une fois la vente conclue. C’est peut-etre thérapeutique le magasinage mais dans de telles conditions, c’est du sport extrême!
Dans un petit coin montagneux du Sichuan se trouve Songpan, une petite ville ayant fait sa renommée par ses randonnées a cheval. Les touristes curieux de visiter un peu de l’arrière pays s’y arrêtent pour le faire a dos de cheval. Trouver un organisateur était chose facile puisqu’il y a un seul opérateur dans la ville s’étant vu octroyé un permis et que ce Big Brother en question tient ses guides bien a l’œil craignant qu’ils ne lui volent sa clientèle.
Chaque matin sonne un nouveau départ pour pas moins de 50 touristes; la rue principale est prise d’assaut par une multitude de touristes, de guides et de leurs chevaux. Fièrement montés sur nos picouilles, coiffes de notre chapeau de cowboy chinois, nous avons pris la direction des montagnes en se suivant sagement au pas. Très excités par le moindre pas de trot, les 6 heures de tape-cul se sont avérées un peu pénibles. Les jambes déformées par les étriers, nous avons préféré se la couler douce devant le paysage paisible de cette petite vallée bordée d’une rivière turquoise descendant des montagnes. Les guides nous ont servi des repas copieux bien que parfois étranges; comme lunch : des tomates dans le sucre avec du pain maison. Nos guides n’avaient malheureusement pas la même notion de camping que nous et nous bousculaient dès le petit matin nous tirant carrément de nos sacs-de-couchage, puis nous arrachant la tasse de thé des mains pour ranger la cuisine… pas très contents les cowboys en vacance mais au moins la bière etait froide.
De retour a Songpan on a pu experimenter la culture sichuanaise dans les salons de thé en regardant les locaux jouer au Mahjong et grignottant des tonnes de graines de tournesol sur une terrasse ombragée.